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La PreskITW – The Last Morning Soundtrack

La PreskITW – The Last Morning Soundtrack

The Last Morning Soundtrack, un nom qui laisse songeur tout comme les harmonies incandescentes de son nouvel EP Ghosts. A tel point que l’une de ces pistes était dans notre playlist d’octobre.

Au souffle irisé de poésie, à la beauté des sentiments qui virevoltent au son de la voix de Sylvain Texier, appuyés par les violons, le piano et les violoncelles, Ghosts est une splendeur aux rivages inconnus, bercée par une poésie touchante, halo de lumière dans une mélancolie palpable.

4 titres pour vous mettre à genoux et faire voler toutes vos certitudes. Alors, de cette douceur poignante, nous avons voulu en savoir plus, voici notre rencontre avec ce poète qui enflamme les cœurs de ses harmonies aériennes et ardentes.

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Quand on écoute Ghosts, on se demande si tu es nostalgique d’une certaine période et si tu tentes de recréer un instant passé ?
Non, au contraire.  Ghosts serait plus une réflexion, un questionnement sur la rémission. « Comment faire pour se relever après tout ce qu’on a vécu, avec tous ces fantômes qui nous hantent ?»

« Nous sommes tous hantés de fantômes, de souvenirs, quels qu’ils soient, c’est universel. Mais c’était aussi, pour moi, l’occasion d’évoquer une des raisons pour lesquelles je fais de la musique : laisser quelque chose, une trace, un souvenir. Espérer, en quelque sorte, devenir un jour un fantôme »

Tes chansons sont-elles autobiographiques et est-ce une sorte thérapie ?
Elles le sont moins aujourd’hui que sur le premier album. Mais je nourris toujours mes chansons du passé et de son enseignement.

Tu sembles être inspiré par les saisons, les éléments naturels, les différentes lumières du jour et les émotions, qu’est-ce qui te parle dans tout cela ?
L’émotion est, probablement, ce qui est le plus important pour moi. Et cette émotion peut être inspiré par énormément de choses… Les climats rigoureux, la solitude, les lumières du matin, un voyage en train…

Ta musique est puissamment évocatrice, sur scène cultives-tu ces allures cinématographiques ?
Sur scène, nous avons monté un spectacle vidéo. Trois grands écrans sont disposés derrière nous, en fond de scène, sur lesquelles nous projetons des vidéos, parfois abstraites, souvent concrètes et toujours évocatrices d’un sentiment, d’un moment. Malheureusement, nous ne pouvons pas jouer ce spectacle vidéo partout…

Justement as-tu des dates de prévu ? Nous sommes actuellement en tournée avec un dispositif qui s’appelle Le Mégaphone Tour. Nous jouerons notamment à Paris, au Limonaire, jeudi 7 et vendredi 8 novembre. Et quelques dates sont aussi prévues début 2014.

Es-tu en train de préparer un album et si oui, peux-tu nous en parler ?
Je suis justement en pleine réflexion sur ce prochain album… Le monde de la musique étant ce qu’il est en ce moment, il est compliqué de se démarquer, de se faire repérer par un label ou un éditeur.

Or, l’auto production a ses limites… Et il est compliqué, financièrement, de se produire seul… Les morceaux de cet « éventuel » deuxième album sont pratiquement tous composés, je suis actuellement en train de travailler les arrangements. De là à dire quand il sortira, ou même si il sortira…

La solitude, l’absence et les vieilles promesses sont des sujets qui me tiennent particulièrement à cœur.

Tes mélodies ont un côté sauvage ou du moins indompté, es-tu un solitaire dans la composition ?
Je compose, arrange, et écrit seul. Bien évidemment, je suis entouré. Juliette, la violoncelliste qui est présente avec moi sur scène, m’aide à peaufiner les arrangements de cordes. Et Thomas, mon technicien son, a toujours un avis constructif sur les morceaux.

As-tu une collaboration rêvée ?
Beaucoup… Mais si je ne devais en choisir qu’une, ce serait avec Sufjan Stevens.

En parlant de collaboration, j’ai lu que tu avais travaillé avec AuDen, est- ce exact et que penses-tu de son EP ?
Effectivement, j’accompagne AuDen sur scène, à la batterie. Il réussit habilement à mêler la musique folk, à sonorité anglo-saxonne, avec des textes en français d’une beauté éblouissante.

Ghosts touche intensément et me fait penser à cette phrase : « Au-delà de l’extrême tristesse, se trouve la joie parfaite », est-ce que tu l’as pensé ainsi, à la fois si lumineux et sombre ?
Beaucoup de gens me parle de cette tristesse lumineuse. Ce n’est pas réfléchi, ou calculé. Il faut croire que c’est en moi, intérieurement. Je suis un mélancolique.

Que voudrais-tu que les gens retiennent de Ghosts ?
Probablement cette tristesse lumineuse dont tu parles.

Une citation et/ou une de tes paroles de chanson qui te résument toi et ta musique parfaitement ?
Récemment, quelqu’un a dit, en parlant de ma musique : « Le soleil, à peine. » Je crois que ça résume à merveille ma musique et mes sentiments.


The Last Morning Soundtrack est en concert ce soir et demain au Limonaire, 18 Cité Bergère, 75009 Paris. Si vous voulez vous évader, courrez-y.

TheLastMorningSoudntrack

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