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La PreskITW – Thomas Azier

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Des mélodies qui heurtent en puissance par leurs lancinantes harmonies, un mélange de brutalité angélique et de douceur démoniaque, Thomas Azier a débarqué depuis quelques temps avec sa musique aux saveurs exquises. Singulier, Thomas en concert enivre.

A l’évidence, l’homme est un perfectionniste qui ne laisse rien au hasard pour faire chavirer les cœurs et danser les esprits. De ces quelques notes, il abat les cloisons, bien décidé à construire un autre monde harmonique aux fondations philosophiques.
Rencontre donc avec ce fougueux musicien, Thomas Azier.


Pause Musicale : Merci de répondre à nos questions Thomas.
Thomas Azier : Avec plaisir.

Tu as déjà enregistré deux EPs (Hylas 001 / Hylas 002) qui sont à la fois ciselé et instinctif. Penses-tu que ta musique soit un mélange d’un côté sauvage et d’un plus apprivoisé ?
Je suppose que ce que je recherche sont les extrêmes et les faire se percuter, froid/chaud, beau/laid, violent/gentil, électronique/acoustique (voix), espoir/désespoir. La vie n’est jamais pareille, il peut s’y produire des oppositions et je trouve intéressant d’expérimenter ces énormes différences et je cours après ça dans ma musique.

Ta musique semble évoluer dans un univers assez sombre avec néanmoins toujours une faible lumière dans le fond. Est-ce un univers qui te soutient pour permettre de partager tes émotions ?
Cela me semble assez juste. Je suppose que c’est le reflet de ce qui est dans mon cerveau. Je vois ça comme un jeu musical entre espoir et désespoir, mais il devrait toujours y avoir une petite lumière au bout du tunnel, sinon à quoi ça sert ? Mais peut-être as-tu raison, le côté sombre me permet d’aborder certains thèmes qu’il m’est difficile d’aborder comme les pensées violentes ou les sentiments extrêmement noirs.

Comment composes-tu ?
Je n’ai aucune formule toute faite et comme ma vie change tellement rapidement maintenant et que je voyage, j’écris de différentes façons mais voici un exemple de ce que c’était « avant « : je fais beaucoup de recherches, je prends mon inspiration à différentes sources, des rêves, des conversations, des pensées, des films, des livres, des poésies, de l’architecture. Je note tout dans un carnet (et j’en ai plein), puis, quand le fruit est mûr, je prends un moment et recherche des sons sur mon ordinateur.

Les chansons se construisent d’elles-même sur les sons. Parfois, j’écris une chanson de façon plus conventionnelle sur un piano ou un synthé mais, ces derniers temps, je suis très inspiré par le son.

Mon premier album s’appellera Hylas comme mes EPs et le label.

L’esthétique et ton identité semblent être étroitement liés et sculptés. Est-ce quelque chose de voulu ? Par exemple, tu as choisi comme un symbole récurrent, une pierre brute qui a tendance à être polie progressivement. Est-ce une métaphore ?
Merci de l’avoir remarqué ! C’est un détail caché mais qui est important pour moi.
C’est la métaphore des transformations sans fin auxquelles nous sommes en permanence confrontés. Appelons ça le changement, j’ai réalisé après avoir écrit cet album qu’il ne parlait que d’un sujet : le changement.

Hylas 001 - 002

Nous sommes en perpétuelle transformation, nos corps, nos relations, notre situation financière, passer d’adolescent à jeune homme. Le changement est la seule chose constante de notre vie et gérer ce changement, l’accepter, est la chose la plus difficile qui soit.

Nous voulons tous que les choses restent les mêmes. Le rock symbolise la ville de Berlin, mais c’est aussi la métaphore de toutes ces choses que j’ai mentionné auparavant. Ça a transformé le deuxième album en quelque chose de plus civilisé, quand la pochette est créée, la transformation est achevée et je vais la révéler sous peu.

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