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Layla – Black Mud (EP)

Layla – Black Mud (EP)

Associez la douceur à la profondeur et la sensualité à la puissance : vous obtiendrez le dernier EP de Layla.

Black Mud porte bien son nom : il dépeint les tréfonds d’une âme meurtrie, tant par ses paroles que par la voix qui s’y impose. Tandis que Black Mud pourrait se contenter de faire surgir les maux qui se cachent en vous, l’originalité de cet EP réside dans ses multiples surprises : Immortal sonne plus comme une ode à la joie tandis que Holes se fait allégorie de l’être mutilé. Le rythme cadencé se mêle au piano et à la voix sombre de Layla. A eux trois ils construisent des harmonies qui ont l’audace de manipuler les sentiments. Une piste vous poussera à la catharsis, une autre à l’allégresse sans borne.

L’écoute de cet EP sonne comme un alunissage : on y pose le pied comme sur une terre inconnue. La londonienne nous avait déjà conquis avec le premier extrait de cet EP : Smokestacks. Les impressions ce confirment de loin avec l’EP dans son intégralité : les cinq titres jonglent entre calme, volupté et panache. On aime particulièrement Red Heart pour la fougue de sa batterie et son refrain qui reste en tête comme une ritournelle. La voix de Layla s’impose moyennant des aiguës presque féeriques.

L’EP s’achève sur des notes de piano agressives avec Holes. Les notes résonnent en accord avec la voix de la jeune femme. Une dernière touche de mélancolie clôt cet EP bipolaire. Tout s’enchaîne comme si cette chanson se dévoilait harmonie de toute une vie.

Sur Holes, les violons et les chœurs se cherchent, s’affrontent et se mêlent à la voix de Layla pour faire de cet EP un road movie entre joie, amour et tristesse éphémère. Un EP qui rimerait presque avec « existence », dans toute son authenticité. Tandis que Smockstacks sonnait une pointe électronique et un tantinet rock de par les multiples usages de sa batterie, l’EP Black Mud se bat entre violence des péripéties que constitue la vie et douceur des moments de répit.

Layla - Black Mud

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