Le procès du rappeur connu sous le nom de scène Doums a été reporté au 12 mai 2027 par le tribunal correctionnel de Créteil (Val‑de‑Marne). La décision a été prise mercredi 21 octobre à la suite d’une demande formulée par ses avocates, qui ont soutenu que trois semaines entre sa remise en liberté et l’audience ne constituaient pas un délai raisonnable pour préparer la défense.
Un renvoi motivé par le droit à la préparation de la défense
Les conseils du rappeur, de son vrai nom Mamadou Coulibaly, ont obtenu du tribunal un ajournement afin de disposer du temps nécessaire pour instruire le dossier. La procédure en cours porte sur des faits reprochés entre décembre 2020 et septembre 2026, et la qualification retenue par le parquet concerne des violences au sein du couple.
« violences suivies d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire de la victime »
Un dossier déjà chargé
Cette procédure n'est pas isolée. En février dernier, Doums avait été condamné à huit mois d'emprisonnement avec sursis à l'issue d'un procès à huis clos à Créteil pour des faits qui auraient été commis entre décembre 2022 et janvier 2026. Par ailleurs, fin septembre, il avait été placé en garde à vue à Vitry‑sur‑Seine après une plainte pour menaces de mort réitérées déposée par son ex‑compagne ; il avait été remis en liberté sans mesure de sûreté immédiate.
Les conseils de la partie civile ont sollicité des compléments d'information, notamment afin qu'un examen médico‑psychiatrique de la plaignante soit réalisé pour réévaluer sa durée d'incapacité totale de travail (ITT). De son côté, le juge aux affaires familiales a prononcé début octobre une ordonnance de protection qui interdit au rappeur de contacter son ex‑compagne et leurs deux enfants, et de détenir une arme, d'après les informations communiquées par les avocates de la plaignante.
Procédures parallèles et suite
Les avocates de la défense ont fait appel de l'ordonnance de protection. Le renvoi au printemps 2027 laisse aux deux parties le temps d'exploiter ces voies de droit et de préparer leurs arguments respectifs. Pour la sphère musicale, le calendrier judiciaire pourrait avoir des conséquences sur la capacité de l'artiste à mener des projets publics (concerts, sorties) selon l'évolution des mesures restrictives éventuelles et des décisions à venir.
- Dates clés : faits reprochés entre déc. 2020 et sept. 2026 ; renvoi du procès au 12 mai 2027.
- Sanctions antérieures : condamnation en février à huit mois avec sursis.
- Mesures de protection : ordonnance interdisant tout contact avec la victime et leurs enfants, et l'usage d'arme.
Contexte pour la scène rap
Les affaires judiciaires impliquant des artistes pèsent souvent sur l'image publique et sur les réseaux professionnels (diffuseurs, labels, promoteurs). Sans juger de la culpabilité, les maisons de disques et programmateurs évaluent fréquemment le risque réputationnel et logistique lorsqu'un artiste est impliqué dans une procédure longue ou assortie d'interdictions. Le renvoi offert par le tribunal permet à la fois de garantir le droit à une défense préparée et de laisser le temps aux expertises demandées d'être conduites.
| Événement | Date / période |
|---|---|
| Faits reprochés (période) | déc. 2020 – sept. 2026 |
| Garde à vue | Fin septembre (année non précisée dans la source) |
| Condamnation antérieure | Février (années indiquées : faits déc. 2022 – janv. 2026) |
| Ordonnance de protection | Début octobre |
| Nouvelle date d'audience | 12 mai 2027 |
Sur le plan judiciaire, la mise en œuvre d'examens complémentaires — notamment médico‑psychiatriques — peut influer sur la qualification et l'évaluation du préjudice. Sur le plan artistique, la communication et la gestion de carrière vont devoir tenir compte de cette procédure longue et des décisions provisoires qui encadrent les comportements de l'artiste.
Le dossier suit désormais son cours jusqu'à l'audience fixée en mai 2027, date à laquelle la justice devra trancher après que les parties auront eu le temps de compléter leurs pièces et de solliciter les expertises demandées.