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Les Nuits Sonores Lyon 2018 : Nouvelle extase électronique [Live Report]

 

Organisées par l’association Arty Farty, les Nuits Sonores sont vite devenues un rendez-vous rhodanien voire européen immanquable. Depuis 2003, vieilles friches, grandes places et clubs emblématiques de la ville sont ainsi investis. De plus en plus puissant, le festival continue d’afficher fièrement une programmation variée, du saxophoniste américain, Kamasi Washington, à la fameuse DJ parisienne, Jennifer Cardini.

Propice à l’échange et à la rencontre, le festival reflète encore l’effervescence qui réside autour de la musique électronique dans le monde, de Lyon à Tbilissi. Fêtards et artistes se sont ainsi réunis, de jours comme de nuits, pendant plus d’une semaine du 6 au 13 mai. Reflet du dynamisme culturel lyonnais, les événements officiels laissaient place à des OFF, souvent gratuits, organisés par des acteurs locaux comme Art Feast ou Happiness Therapy.

Illuminée par des jeux de lumières très travaillés, la partie nocturne du festival se déroulait aux anciennes et impressionnantes usines Fagor-Brandt. Comme chaque année, les Nuits Sonores réunissaient des passionnés de musique, des touristes venus pour l’occasion ou encore des bénévoles engagés notamment pour l’association Aremacs qui sensibilise à la gestion des déchets.

Armée d’une programmation électrisante, l’édition 2018 a porté de nombreux artistes, certains mythiques, d’autres plus confidentiels, proposant tous, à leur manière, des expériences sonores intenses, parfois bouleversantes, et cela pas après pas (de danse).

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NUIT 1 : Hip-hop et raffinements électroniques

Gracy Hopkins : une bête de scène est arrivée

Les Nuits Sonores Lyon 2018 : Nouvelle extase électronique
Photo Jérôme Gil

Après la sortie de son dernier et très mature album, For Everyone Around Rage, Gracy Hopkins a délivré un live à la fois technique et habité. Le rappeur parisien fait rejaillir sur scène toute son énergie interne avec un flow vigoureux, rauque qui remue les entrailles. C’est comme si l’artiste racontait des tranches de vie dans ce qu’elles ont de plus intenses et sombres. Figure émergente du rap français, Gracy Hopkins narre une histoire, celle de ses conflits internes avec une vigueur percutante.

Chloé : un live organique

Fameuse DJ parisienne, Chloé a proposé un live mental et hypnotique. Avec ce travail sur l’agencement des différentes couches ambient, l’ensemble évolue de manière complexe et organique. Chloé invite le public à danser avec une tendre mélancolie.
Ainsi, au fil du live, les grains sonores électroniques résonnent avec émotion pour le public. Le live, à l’architecture subtile et raffinée, ne laisse donc pas indifférent : ses machines percutantes touchent en plein cœur.

Rone : rave ou rêverie ?

Si la réputation de Rone n’est plus à faire, l’artiste a encore proposé une performance onirique hors norme. Alliant synthétiques et vocals enchanteurs, l’artiste a délivré un live électronique progressif et hypnotique.

Uppercuts effrénés entraient ainsi en osmose avec les mélodies de l’artiste, à la fois profondes et aériennes. En somme, l’efficacité rythmique semblait rendre indissociable le fait de danser et de rêver.

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