Close

[Live report ] Isaac Delusion @ Silencio + clip

Isaac Delusion est entré dans nos vies comme dans de nombreuses autres, il y a maintenant deux ans avec leurs harmonies délayées qui invitent à un coucher de soleil éternel, mixant les respirations électro aux inspirations sereines à l’humanisme généreux.

Ici, nager dans les boucles d’un clair de lune intemporel et se perdre dans les traînées de nuages n’est pas impossible, c’est même probable. Hier duo, désormais quatuor, Isaac Delusion a l’horizon rêveur.

Secouant d’arabesques les arbres de vie, leurs teintes défient l’apesanteur, proposant des voies alternatives aux respirations trop contemporaines d’une urgence mortifère. Comme une philosophie de vie, ils promettent des merveilles avec leur premier album qui sortira le 2 juin. Avant hier, ils présentaient ce bel opus, entre pop délicieuse, disco fiévreuse et boucles électro suaves.

Mercredi donc, le Silencio se paraît des couleurs d’un moment passeur entre teintes diurnes et nocturnes, instants où les unes n’ont pas encore cédé totalement leur place aux autres, respirant à l’unisson Isaac Delusion.

Sur scène, leur pérégrination a débuté avec leur Midnight Sun comme pour mieux souligner les contrastes des mondes, les perceptions plurielles possibles d’une réalité fantôme. Au son de « Walking in the midnight sun « , l’atmosphère irisée s’y est répandue comme de la poudre de nuage, emportant dans son sillage le public venu en masse pour Isaac Delusion.

Puis, secouant l’échine d’un zeste aérien, organique, bordé de guitares électriques et de basses souples, Early Morning passe dans des harmonies surlignants un autre temps où les pulsations du cœur ralentissent pour mieux accueillir une nouvelle journée.

Dans leurs harmonies, tout semble possible, même l’infini doux mêlé de quiétude suave. Isaac Delusion talonne les astres, illuminant de ses bouffées harmoniques les corps, faisant oublier à coup de teintes opalines, les ombres du monde.

D’un chant singulier, entre Jimmy Sommerville et Antony Hogerty, entre ombres et lumière tamisée, débarque une autre rosée baignant leurs harmonies nuitées, arpentant la nuit, lancinant le jour, emmêlant les deux sous des touches bleu mélancoliques de disco atypiques.

Pensées moites en évaporation délicate, une voix chaude toujours en apostrophe, She Pretends, leur nouvelle, donne une tonalité à chaque émotion, une note à chaque geste.

La rage de la douceur, la folie des émotions éparses, des étincelles de joie en ponctuations, leurs apostrophes exquises touchent l’âme, ravinant les tracas. Leurs tempêtes d’harmonies tamisent alors les rêves et fait grandir les désirs. De respirations transversales en souffles tumultueusement délicats et profonds, Isaac Delusion arrime son cœur aux vôtres, sans un soupir.

Déployant les rails de l’évasion, multipliant les images comme autant de notes, le chant y mène la danse, comme en flottaison, clashant l’azur avec poésie. Leurs harmonies transpercent les couvertures nuageuses, traversant des asphaltes aux teintes chaudes, enveloppant les corps d’un écrin bulle protecteur.

Dans leurs harmonies, les émotions dansent, reflétant une sérénité mélancolique que rien ne peut abîmer. Children Of The Night apporte ce qu’il faut de poignées de notes profondes, folk soul allumant les tempos aux flammes des sentiments. Construisant de leurs harmonies, des mandalas d’émotions, Isaac Delusion déconstruit les mauvaises ondes pour en faire des mélodies de vie.

Comme si la lune se penchait sur leurs mélodies, décidant de les habiter, ils invitent à une transe psychédélique, ouverte sur les autres, attentifs aux êtres pluriels. Danser en apprenant la vie, la chahuter en y amenant une poésie lancinante, voici la force d’Isaac Delusion.

Se servant des émotions comme des dominos, ils construisent un puzzle beau dont chaque pièces s’insèrent à merveille, créant l’espace de l’autre, modulant celui des interstices, des gouttes de sang sur une couleur éther qui se transforment en kaléidoscope.

Délicatement, ils appréhendent le monde à coup de notes et offrent des bouquets d’harmonies qui murmurent la vie, en appellant au bien être. Bougeant les point exclamation et domptant les interrogations, ils enflamment élégamment, avec un chant qui s’infiltre profondément dans l’esprit.

Ils se « risqueront à tenter l’imprévu », en chantant pour la première fois un de leurs titres issue de leur album à venir.
Leurs respirations plurielles offrent des instants majestueux où jamais ne meurt l’espoir, où jamais la cadence ne s’incline, s’embrasant comme différents chemins possibles selon les conjonctures et les embranchements des choix.

Une dernière piste miroitant les rêves et les touchant de leur chant intense, des rythmes endiablées mélangeant des respirations douces, des explorations délicates et des inspirations mutines, leur musique crève-cœur rend libre les esprits. Leur danse sont des percussions de l’âme où leur générosité resplendit en pulsations singulières.

Mercredi soir, le temps était suspendu à leur souffle atypique. Isaac Delusion, ce sont des âmes, des figures et des sentiments en rythmes acrobatiques. Leur transe mélancolique est bercée d’un espoir qui donne la force d’être, quelques soient les circonstances et les vies de chacun.

Au Silencio, la beauté du premier album d’Isaac Delusion a retenti en profondeur, changeant les âmes dans un échange voluptueux, avec le naturel d’un tempo sauvage qui laisse émerveillé, par leurs solstices de mélodies pop indélébiles.

Isaac Delusion invente une nouvelle aube onirique qui mélange les heures des jours et les secondes des nuits. Leur album arrive, à pas de loup, aux rythmes des géants.

ISAAC DELUSION_SILENCIO

Close