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On y etait Cheek Mountain Thief @Point ephemere

Vendredi 14 septembre, au Point Ephémère, l’ambiance était toute folk. Le point commun des groupes qui se sont succédés sur scène était l’Islande. Pour Minor Sailor et Cheek Mountain Thief d’abord, qui séduits par ce pays, s’y sont installés et ont une musique hantée par ces belles terres.

Quant au troisième, Lucky Lindy leur folk possède des envolées celtiques réchauffant l’atmosphère et nous emmenant dans des contrées nordiques à la beauté majestueuse.
Les ressemblances s’arrêtent là, car les trois groupes, et notamment Cheek Mountain Thief possèdent un univers singulier et savent le faire partager avec passion et entrain pour certains.

La soirée a débuté par Minor Sailor, aka Jeremy Joseph qui fait de la musique très imaginé, du folk intimiste qui convient bien au petite salle. Ses compositions sont souvent travaillées avec des photographies qui mettent en lumière ses notes. L’homme a une belle voix et ses mélodies mélancoliques sont douces-amers. A découvrir donc avec son dernier album How the Things Happened.

Lucky Lindy a enchaîné avec des mélodies plus vives, à la croisée du folk et du rock. Ici, les tintillements sont intenses et les voix chaudes envoûtantes.
Lucky Lindy, c’est Loic Fleury (voix, guitare), Thomas Schweitzer (guitare, voix), Léo Schweitzer au violon et Benoît Bourrigan à la batterie.
Loin de l’intimiste quelque peu dépressif de Minor Sailor, là, le folk est turbulent, aux consonances multiples et aux échos infinis. La scène leur va à ravir.

Enfin, Mike Lindsay aka Cheek Moutain Thief déboule sur scène. Lui, le membre de Tunng, ici sur son projet personnel, CMT, sorti chez [Pias]/ Full Time Hobby, est rayonnant. Son album, petit trésor de mélodies profondes, de récits lunatiques est une magnifique invitation à l’inconnu et au partage. Il a l’énergie contagieuse et la dégaine d’un saltimbanque passionné.

Du pays dont il est tombé sous le charme, l’Islande, il a emmené des musiciens qui ont fait le voyage jusqu’ici pour recréer le souffle ravageur de l’opus. Cela lui tenait à coeur de partager ce plaisir et son projet avec ceux qui y ont participé. Lors de son interview, il s’était confié et avait expliqué sa démarche. Homme de promesses, il se livre intensément avec sa tribu islandaise et la magie de son album opére sur scène magistralement.

Cheek Mountain Thief allie la douceur et la fougue, jouant six titres de son album éponyme, en version plus rock. Ici, la pop et le folk s’y conjuguent avec une rythmique sauvageonne qui envoûte. Lui, le musicien bouillonnant, le conteur hors pair, donne une belle prestation chaude et douce. Il met en valeur son projet, ses mélodies profondes et généreuses.

Un petit bémol cependant, on est resté sur notre faim, car l’ambiance étant intense, on aurait voulu entendre plus de chansons. Vous me direz, la prochaine fois sans doute, il en jouera plus. Dans ce cas-là, allez le voir et partagez son univers lumineux et rêveur. CMT a tout d’un grand, à commencer par un talent fou et séduisant, hautement addictif.

 

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