L’Isle de Leos, hôtel cinq étoiles inauguré l’an dernier à L’Isle-sur-la-Sorgue et associé au nom de Patrick Bruel, reste en activité malgré la tempête judiciaire qui entoure son propriétaire. D'après les informations publiées, l’établissement affiche certains week-ends complets et propose des chambres facturées entre 300 et 1 400 euros la nuit.
Une mise en examen qui rebondit jusqu’à l’hôtel
Patrick Bruel a été mis en examen après 48 heures de garde à vue pour des faits qualifiés de viol, tentative de viol, agression sexuelle et harcèlement sexuel. Remis en liberté, il est placé sous contrôle judiciaire et conteste les faits qui lui sont reprochés. Si la procédure pénale suit son cours, l’affaire a rapidement débordé du strict cadre judiciaire pour affecter l’image de l’établissement vauclusien qui porte l’empreinte du chanteur.
Des clients qui continuent de fréquenter l’établissement
Sur place, certains hôtes dissocient la situation personnelle du propriétaire de la qualité de l’accueil. Interrogée, une cliente a résumé sa position par ces mots :
"Ça ne me regarde pas, je reste neutre. On attend que la justice fasse son travail"
Un autre vacancier a mis en avant « les prestations et la qualité du service », expliquant que cela prime sur l’actualité le concernant.
Élus, salariés et collectifs : des positions diversifiées
Le maire de L’Isle-sur-la-Sorgue, Pierre Gonzalvez, a pris ses distances avec l’artiste et a déclaré « entendre les paroles des victimes », tout en rappelant l'importance économique de l'hôtel pour la commune. Selon les éléments disponibles, l’établissement emploie environ cent personnes, ce qui explique la préoccupation d’une partie des élus et des acteurs locaux quant aux retombées sociales et économiques.
- Emploi : près de 100 salariés liés à l’activité de l’hôtel.
- Tarifs : chambres facturées entre 300 et 1 400 € la nuit.
- Image : un collectif réclame un changement de nom de l’établissement.
Un changement de nom demandé par des citoyens
Le choix initial du patronyme de l'hôtel, Leos, découle des prénoms des fils de l’artiste (Léon et Oscar). Depuis la mise en examen, le collectif Pep’s a demandé que l’établissement perde cette appellation. Nathalie, membre du collectif, juge que maintenir ce nom « devient difficile à défendre » et estime que la conservation de cette désignation peut être délicate, « même pour ses fils ».
| Élément | Données |
|---|---|
| Année d'inauguration | Inauguré l'an dernier |
| Tarifs indicatifs | 300 – 1 400 € la nuit |
| Effectifs | Environ 100 salariés |
Que retenir ?
Cette affaire illustre la porosité entre la vie publique d’une personnalité médiatique et les retombées locales d’un projet économique porté par son nom. À L’Isle-sur-la-Sorgue, l’équation est complexe : préserver l’emploi et l’activité touristique, répondre aux attentes citoyennes en matière d’éthique et gérer une image désormais contestée. Les prochaines étapes judiciaires, et la réaction des clients, du personnel et des autorités locales, détermineront l’évolution de la situation.