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Planète Pitchfork [Live Report 2018]

Planète Pitchfork [Live Report 2018]

Depuis maintenant 7 ans, arpenter les salles du 11ème pour l’Avant-Garde Pitchfork comme les pavés de la Grande Halle de la Villette sont une habitude douce, attendue chaque année avec impatience.

Cette année, lors de cette 8ème édition, si l’Avant-garde a été novatrice, avec son lot de groupes peu connus, Le Pitchfork, lui, l’a moins été, contrairement à l’année dernière, faisant appel à des artistes déjà croisés au cours des anciennes éditions, de beaux artistes certes, comme Marc DeMarco, Blood Orange ou encore Bon Iver.

La musique émergente et indépendante, doit continuellement mettre sur scène les nouveaux artistes afin de mieux les faire découvrir au public et c’est fort dommage qu’un festival de cette ampleur le fasse seulement sur son Avan-garde et moins sur son Main event, ce qu’il faisait pourtant auparavant avec talent. Retour donc sur une édition en demi-teintes, avec son lot de grands bonheurs, néanmoins.


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Main Event : Nos Préférés

Jour 1 –  Entre soul et poésie sauvage

Yellow days renversant

PITCHFORK MUSIC FESTIVAL PARIS 2018

Des uppercuts de velours agrémentés de souffles aux tensions vagabondes, voici un crooner aux allures punk talentueux.
De son répertoire couleurs pourpre, parcourus de troublants riffs ravageurs, lui multiplie les pulsations endémiques et les balancements somptueux. Arpèges fauves et éclats nervurés de douceur font de ses notes des combinaisons endiablées à souhait. Tour à tour, caressants, piquants ou langoureusement électrifiés, ses arpèges ont une souplesse et une force furieuse.

John Maus en apesanteur fébrile

Rauque, sauvage et doux à la fois, lui virevolte dans les contrastes et les contraires, créant ses propres équilibres en opposition aux normes lisses. Râlements, souffles brodés de halos poétiques et d’orageux mouvements, lui gravite en des notes troublées qui bousculent les corps avec ardeur, montrant la fragilité des hommes et leurs équilibres instables. De son set sombre aux éclats lumineux, ne reste que les pulsations des coeurs accélérés par ses mouvements ardents.

Jour 2 –  Ride cosmique et Danse de groove

Bagaarrrrrrre : Balagan cosmique

Un tourbillon aux chaloupes intempestives et aux soubresauts caressants, les 5 de bagarre sont des bagarreurs nés et des trublions des sens en fanfare. Riffs, percussions et tornades en fusion, eux vivent à fond leur set, entre champ de mines et cour de recrés, l’espièglerie collée aux notes et de la fureur joyeuse à revendre.

Blood Orange : Etincelles suaves

Devonté Hynes revient là où il était passé en 2013, plus puissant que jamais. Multi-instrumentiste de talent, de sa voix couleur Prince, lui entouré de ses choristes fait la part belle à une étreinte groovy et suave. Mordues de remous infusés de riffs de guitares langoureusement électrifiés, ses notes emportent en des dédales d’harmonie sensuelles. Avec une force douce et armée d’un bandana, il invite la foule à des émotions vives, aux salves ardentes. Tout simplement à tomber.

Kaytranada : danse de joie

Des volutes d’un groove cosmique infusé d’intonations fiévreuses, avec Kaytranada, la grande Halle est chargée d’électricité virevoltant dans tous les sens. Set de feu pour nuit cosmique, lui est un maître es rythmes qui donne les parfaites teintes pour danser en oubliant tout, le long d’un swing chaud et envoûtant.

Jour 3 : Entre Ombres et Lumières

Unknown Mortel Orchestra : Salves sombres

Des salves sombres et des murmures ténébreux agrémentées de lignes de basses et de synthétiques échos, voici Unknown Mortel Orchestra qui revient en terres pitchforkiennes, conquérir les corps avec aplomb et élégance douce. Textures plurielles et notes d’asphalte, le temps des bouillonnements évocateurs fleurit pendant son set. Puissant et versatile, UMO claque la foule avec une douceur survoltée de noirceur.

Bon Iver : Puissance stellaire

PITCHFORK MUSIC FESTIVAL PARIS 2018

Lui aussi marque son retour au Pitchfork d’un set magistral d’où son chant stellaire résonne à l’unisson de la foule. Des envolées aériennes et une douceur touchée d’émotions, Bon Iver fait s’évader. Sa scénographie implacable y est également pour quelque chose: des bouquets de bougies tamisant l’atmosphère . Avec une puissance entremêlée de zestes poétiques, cet artiste talentueux étreint de la plus belle des manières, poétique et irréelle.

Dj Koze : Deep tropicale à la Grande Halle

Un souffle bouillonnant qui percute frontalement la foule en des bourrasques groovy à souhait, Dj koze est dans la place. Enchaînements impeccables, salves efficaces et battements en puissance qui accompagnent les crescendos en farandole, son set a de quoi ravire. Danses dans la foule, levées de bras, l’allemand fait un carton plein. Le Pitchfork devient danse floor géant comme à son habitude. Basculement donc réussit que maintient Peggy Gou jusqu’à la fin.



De souffles groovy en pop psychédélique à des rebonds cosmiques, le Pitchfork Paris Music Festival 2018 a tenu son lot de promesses. Vivement donc 2019 et sa farandole de découvertes et de surprises que l’on souhaite infinie pour la prochaine édition.

pitchfork Paris Music Festival 2018

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