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La PreskITW : Gum Club / Belles Choses

La PreskITW : Gum Club / Belles Choses

Deux entités muent par les même valeurs et une identique soif de découverte, voici donc le rapprochement de Gum Club et de Belles Choses autour d’une playlist qui met en valeur leurs artistes.
Pour l’occasion, nous avons interrogés ses deux meneurs, Pierre Le Gall et Randy Charlery dont les deux structures sont des laboratoires de création et de développement. Retour sur une interview croisée, entre coups de coeurs, famille, musique et Belles choses.


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Comment vivez-vous la musique en ces temps incertains et que change le Covid-19 en termes de com, artistes et travail ?
R: C’est assez bizarre c’est vrai. Le plus dur pour nous, c’est de se projeter notamment au niveau des concerts. On a par exemple la release party des Arigato Massaï pour la sortie de leur dernier EP qui reste en stand by depuis mars en attendant de savoir quand réellement on pourra reprendre les concerts.
On sait aussi que septembre va être saturé donc il faut qu’on adapte nos stratégies.  Mais pour les « petits » artistes comme les nôtres, il y a aussi quelques avantages : les majors repoussent la plupart de leur sorties en ce moment donc ça nous laisse plus d’espace pour communiquer dans les médias.
On a choisi de maintenir la sortie du 1er EP de Fernõ par exemple avec son 1er single le 6 mai et pour l’instant on a de supers retours ! On doit s’adapter, être créatifs. La plupart des artistes trouvent des solutions pour continuer à créer et à communiquer.

P: Ça a été très compliqué au départ, beaucoup d’incertitudes avec peu de réponses à apporter à nos artistes. C’est un moment très particulier, inédit et d’ailleurs terrible. Nous avons tenté de rester positif avec ma super équipe, en créant des collaborations entre artistes, en restant spontanée et créatif !
Pour le Gum Club, ça nous permet de penser la stratégie sur le long terme, et de proposer des contenues originaux. On a d’ailleurs lancé les Gum At Home récemment, qui relie des producteurs et toplineurs / toplineuses afin de créer un morceau original. La musique nous accompagne dans tous nos moments de vie. Aujourd’hui, c’est plus dur car nous sommes figés … Donc personnellement, je suis en conflit avec la musique selon les jours et le temps dehors 😉

Le vrai développement, c’est quand on croit en un projet, en l’artiste, quitte à naviguer à contre marée.

On parle d’un monde d’après, mais le monde présent de la musique comment l’appréhendez-vous ?
R: C’est la jungle frère ! Covid ou pas, le monde de la musique a besoin de s’adapter en permanence depuis déjà plusieurs décennies. Il va falloir qu’on continue mais c’est vrai que ça va être dur. On a forcément une pensée pour tous les intermittents, les tourneurs et toutes les branches les plus touchées du secteur. Il va falloir se serrer les coudes !

P: Nous allons vivre des moments très difficiles c’est certain. Tous ces reports de concerts, ces annulations, c’est dur pour l’industrie et tous les métiers que cela représente. A côté des mastodontes, les artistes en développement auront un volet plus limité pour se faire découvrir, et c’est ce qui me fait le plus peur.

En un mot, quel est celui qui définirez le mieux l’évolution du secteur de la musique depuis que vous y êtes et pourquoi ?
R: Digital c’est un bon mot ah ah ! Du coup je dirais : « Complexe » mais dans son premier sens c’est-à-dire protéiforme avec beaucoup d’éléments interdépendants entre eux.
Aujourd’hui, un artiste ne peut plus se contenter que de faire de la musique. Il doit maîtriser son image, sa communication, sa stratégie sur le long terme. Il doit incarner sa musique de toutes les manières possible pour avoir une chance d’exister. Et il n’y a pas de recette, il ne suffit pas de faire comme untel qui a réussi juste avant, chaque artiste doit trouver la forme qui lui correspond et être en phase avec son époque et son public.
Idem pour les labels, éditeurs et autres. On doit être multi-tâches et prendre en compte énormément de choses même hors musique comme notre relation avec les marques par exemple.

P: LE DIGITAL 🙂 Dans toutes les stratégies, tout part de ça. On parle de communauté, de likes, de reposts, de streams..
Aujourd’hui la musique se consomme sur les plateformes, beaucoup moins en physique. Je ne rentrerais pas dans un débat car cela a développé de très belles carrières et idées révolutionnaires, mais les courants ont donc changé. On est sur du court terme aujourd’hui, sur du single…

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