Un live réinterprété pour l’acoustique d’une église historique
Le compositeur et producteur Superpoze installe ses machines sous la nef de l’église Saint‑Eustache à Paris le 10 décembre. Après avoir rempli la Salle Pleyel au printemps pour présenter Siècle, il propose cette fois une formule pensée pour la réverbération naturelle du monument : nappes et silences sont recomposés afin que la pierre et l’espace deviennent des éléments du set.
Un programme qui traverse une décennie
Le concert réunit en un seul parcours des pièces allant des débuts du projet jusqu’aux plus récentes textures orchestrales. Le set parcourt notamment Opening (début de carrière) et le récent Siècle, sorti en octobre 2025, offrant un panorama des différentes esthétiques parcourues par l’artiste.
| Album / Projet | Repère |
|---|---|
| Opening | 2015 |
| For We the Living | (début de carrière) |
| Nova Cardinale | (textures orchestrales) |
| Siècle | octobre 2025 |
| Le Disque de ma mère | printemps 2026 |
Une expérience spatialisée plutôt que clubbing
Le projet met en avant la dimension acoustique du lieu : la réverbération de la nef agit comme un prolongement des synthétiseurs, transformant nappes et silences en reliefs sonores. Ce format favorise une écoute attentive et instrumentale de l’électronique, éloignée des codes du club tout en conservant la matière électronique qui a fait la marque de l’artiste.
Parcours et formes
Gabriel Legeleux, né à Caen en 1992, s’est imposé depuis le début des années 2010 via une série d’EPs mêlant French Touch, hip‑hop et ambient. Ces expériences l’ont conduit à développer un répertoire où machines et timbres orchestraux dialoguent. Au printemps 2026, il a aussi présenté Le Disque de ma mère, un projet plus intime orienté vers la chanson, montrant la diversité de son écriture.
Succès et prolongation
La première représentation parisienne affichant complet, les organisateurs ont confirmé l’ajout d’une seconde séance le même soir, à 21h45. Cette décision illustre l’intérêt du public pour des propositions hybrides qui réinterrogent les rapports entre musique électronique et patrimoine architectural.
Contexte et perspectives
- Après un passage remarqué à la Salle Pleyel, Superpoze adapte son live au volume et à la réverbération d’un édifice religieux.
- L’initiative prolonge une tendance récente où des artistes électro explorent des lieux non conventionnels pour repenser la diffusion live.
- L’ouverture d’une séance supplémentaire confirme la demande pour ces formats contemplatifs et spatialisés.