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Talisco dévoile le court métrage de son album Run

Après l’annonce d’un premier album tant attendu dont la sortie est prévue le 24 février prochain, Talisco revient avec un court métrage. Il faut dire qu’il ne fait jamais les choses à moitié. Run, ou apprendre à courir, cette fois-ci sans un sac en carton sur la tête, mais toujours aussi sauvagement et effrontément, qu’importe le lieu pourvu qu’on ait l’ivresse.

Alors sur de grandes étendues sauvages, le cœur bercé de notes, l’esprit libre, vaillant, les mélodies sans limite, Talisco tient ses promesses avec ce court métrage de 10′ 45 présentant trois titres dont deux issus de son premier album Run qui sortira chez Roy Music.

En attendant cette date, le film de Matt Larson et de Zack Spiger brosse un peu plus le portrait de Talisco, l’indompté, dans un décor sauvage à l’ombre de l’urbain, dans le recoin de grandes chevauchées mi-décadentes mi-arides, tel un rodéo fin de siècle.

Trois titres donc, dont Sorrow, pas de deux diabolique, d’où Talisco si contemporain balance son chant ensorcelant le monde de cadences galopantes, la respiration sombre finement cadencée, le cœur entrelacé à l’horizon rêveur de mélodies épiques.

Le film semble marquer une fuite éperdue, la course folle d’un récit fait de féroces images qui se font échos des mélodies fouettant le visage, spectres de cette sensation rageuse de poésie indicible qui éclipse l’horizon sans ombres, d’un Follow Me hargneusement délicat.

A coups de pioches donc, enfonçant un peu plus les clous de la gloire, Talisco s’avance sans personne pour le talonner tant ses mélodies claquant, marquent le chemin de la liberté, martelant l’affranchissement de tous. Ne vous méprenez pas la course de Talisco n’est pas une fuite aveugle, mais un cri parmi les loups.

De ses notes, il clôt le court métrage de son My Home qui devient tous un peu le nôtre, mélancoliquement rêveur, intensément enflammé.

Les frontières balayées d’un revers de son chant, d’un clash de guitares, 2014 sonne Talisco et plante le pavillon Roy Music comme un blason indélébile, en haut des ligne de vues, à l’orée des territoires inconnus.

Run n’est donc pas une fuite, car « le courage, le vrai, ce n’est pas d’attendre avec calme l’événement ; c’est de courir au devant, pour le connaître le plus tôt possible, et l’accepter. » Talisco en est le maître et nous souffle une belle philosophie pour 2014.

Talisco court et se dévoile avec un court métrage

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