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The Acid : EP

The Acid : EP

Un nom simplement, The Acid, sans informations complémentaires et des signes à la place d’un nom pour leur premier EP ∴ The ꓃ ᑄ ꒛ ᗌ ∴

The Acid dévoile donc un EP de 4 titres, mystique et mystérieux, hanté de boucles d’électro, de guitares en souffle doux et de chants intimistes. Ici, leur musique avant-gardiste n’a ni indices temporels ni repères géographiques, seulement des mélodies enchanteresses emplies d’une sensualité organique, où les échos délicats et les chants lancinants dansent comme sur Animal.

Perdues dans une intensité mystique devenue profane, les ombres des mélodies semblent se refléter sur les murs tels des fantômes. Tout dans leurs notes comme dans leurs harmonies est imprévisible, naviguant entre une étreinte mélancolique infinie et des sentiments contradictoires à la poésie sous-jacente.

Basic Instinct est ainsi un folk du tréfonds de l’âme ponctué par la voix enivrante du chanteur et par des rythmes saccadés qui dessinent un tempo subtile rattrapé par les chœurs ponctuant les mélodies aux guitares et aux échos lo-fi brouillant les pistes.

Là, les directions sont multiples, les possibilités infinies et la navigation touchante comme sur Fame possédant quelques effluves électroniques. Le chant souple habite la piste comme une transe longeant une ligne de flottaison imaginaire, partageant une approche semblable par moment à Atoms For Peace ou Nicolas Jaar. Le cœur y palpite de mille pulsations qui effleurent la chair au rythme des harmonies.

Enfin Trumbling Lights est une berceuse des profondeurs, où l’espace est suspendu aux notes organiques. Un langage autre s’y déploie dans des farandoles de rythmes doux aux allures étranges. Jungle des sens et des notes, The Acid est mystérieusement beau, prenant des virages sonores et une route perdue dans une forêt d’expérimentations addictives.

Leurs mélodies ressemblent à des petites prières en pérégrination, des rythmes électro irriguant l’ensemble avec des chants énigmatiques. Loin du lisse, les aspérités sont explorées au plus profond de leur être sous forme d’une mélodie envoûtante. Comme une liberté sans rivage, tout semble si éphémère qu’un équilibre alchimique s’en dégage, irremplaçable, brisant la monotonie de l’époque et promettant un exil passager en terres inconnues.

Alors une promesse résonne avec eux, celle qu’« Il est d’étranges soirs où les fleurs ont une âme. » The Acid renferme en eux un monde à part, étranger aux siècles, irrésistiblement séduisant.

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