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The Trouble With Templeton : du Folk singulier

Il y a tout juste 18 mois, Thomas Calder a commencé The Trouble With Templeton (TTWT) en enregistrant neuf chansons dans sa maison de Brisbane, formant l’album Bleeders. Une introduction brute à son identité. Aprés ce démarrage en solo, le groupe s’est étoffé en duo, puis en trio jusqu’à être désormais un quintet avec Betty Yeowart, Hugues Middleton, Ritchie Daniell et Sam Pankhurst. L’essence même du groupe ne change pas, mais les mélodies sont plus profondes, par l’agrégation d’instruments différents. Le groupe fait un folk ambitieux aux musiques douces et singulières.

Ici, la mélancolie feutrée vous percute intensément. Les paroles pleine d’émotions vous chavirent et leur musique est portée par des guitares, des percu et des violons voluptueux comme sur Bleeders.

La voix de Thomas Calder vous étreint langoureusement, ne laissant que peu de répit pour reprendre son souffle. Les paysages sonores qui en découlent sont à la fois chauds, délicats et majestueux. La balade proposée se fait au travers de contrées intemporelles où le temps n’a aucune prise. Seule la voix de Thomas résonne et sert de guide à la traversée riche de sens et d’émotions.

On pourrait faire un parallèle avec la voix de Damien Rice ou d’Angus Stone, mais Thomas Calder a un quelque chose en plus d’indescriptible mais présent, qui se laisse entrapercevoir mais jamais capturé comme sur I wrote a Novel ou Little Quirk.

Leur folk brise les limites, avec l’harmonica au poing et est un retour évident aux racines de ce style musical mais avec une touche toute contemporaine qui s’inclue dans les mélodies, frisant quelquefois le rock, voir le rythm & Blues comme dans le très beau Someday Soon.

Leur musique est un énergique et sombre folk qui malgré les failles produit une lumière intéressante et brute de décoffrage, captivant délicieusement. Les émotions sauvages sont chéries et intensifiées par la musique, qui elle, regorge d’harmonies douces ou quelquefois plus anguleuses comme sur Tired ou Old Habits.

Doués pour enrichir leur folk d’apports autres, ils explorent d’autres harmonies tout aussi captivantes comme sur 30 Something, ou le plus tendre Home.

Les envolées sont pléthore, les échos subtils intenses et la délicatesse farouche.
La voix de Thomas Calder a quelque chose de cassé, qui fait tressaillir et change le ton et le phrasé des mélodies comme sur When Will.

Il y a un mois, ils ont sorti un EP de cinq titres pour les États-Unis, où une chanson inédite Impulses a été dévoilée, autre mélodie douce et séduisante :

The Trouble With Templeton ne s’arrêtent pas là. En effet, ils viennent de sortir un autre titre Six Months In a Cast, produite par Matt Redlich (Hungary Kids of Hungry, BallPark Music). Le titre fait la part belle à la nervosité, aux percu lancinantes et à la guitare hypnotique. Un refrain explosif, une tension toute audible, des chœurs aux voix désespérées et dynamiques et un final intensément paroxystique, voilà la nouvelle voie choisie par TTWT qui est hautement énergique et furieusement addictive.

Inutile de préciser qu’on attend la suite, avec impatience.

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