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We Are Match triomphe à la Maroquinerie

Après un Ep du beau nom de Relizane, le quatuor francais que l’on aime tant, defendait, hier, sur scène son premier opus Shores, sorti récemment chez A+LSO|Sony.

Dans une Maroquinerie sold out pour l’occasion, le public d’habitués et les nouveaux venus faisaient la conjonction pour voir et entendre ces farouches musiciens que sont Simon, Aurélien, Gwenael et François.

Des émotions en farandole et une générosité fougueuse.

Lorsqu’ils sont sur scène, les 4 de We Are Match ne déçoivent jamais. Guitares qui claquent, percussions fébriles et chant de velours forment l’écrin de ce groupe virtuose dont les harmonies suaves sont émaillées d’un swing sauvage.

Avec passion, malgré quelques larsens, ils ont dans cette maroquinerie tant aimé, envoyés des clashs de guitares torsadés d’un instinct animal déployé dans leurs harmonies sinueuses. Jouant plus que d’habitude en mode sauvageon, sur une alt pop aux effluves funk, au goût de rock foalsien, We Are Match continue de grandir.

Riffs de guitares matures et percussions à outrance.

Mêlant les mélodies nouvelles à leurs incontournables harmonies, ils ont conquis le public de salves graciles et de notes féroces, menant la danse, avec aisance et douceur brute.

Over The Sea, Animals ou Shores ont fait trembler les cœurs. Si les instruments sont domptés par ces 5 virtuoses, parfois encore, lorsqu’il se laisse submergés par leurs émotions, leur chant est quelque peu moins éclatant par instants comme sur certaines de leurs anciennes réorchestrées de manière plus claquantes.

Enchainant les cascades d’harmonies avec Shores, Mohawk, Shark ou bien l’Avenue, seule piste en français, un cran en dessous du reste, leur énergie est contagieuse.

Avec un groove en étincelles brutes, We Are Match distille des éclats fauves.

Viendront Dying Kings et Violet, deux de leurs plus anciennes harmonies qui font l’essence même de Match, bijoux de compositions taillées à l’orfèvre où les respirations habiles et poétiques s’y succèdent sans discontinuer.

Pourtant, force est de constater que ce ne sont pas les plus connues de leur repertoire par ce public, venu en masse les voir. Cela est un témoin du succès qu’ils rencontrent face à ce nouveau public gagné recemment et qui ne les a découvert qu’avec Shores, ce premier opus au grain rageur et à la fougue entêtante.

Alors Speaking Machines, fera, sur une instru magnanime, trembler la Maroquinerie littéralement. Le velours a cédé sa place à la force, avec une élégance subtile et parfois il se dissipe pour laisser place à We Are Match plus poétiques comme sur leur second rappel sur Radical. Chanté presque a capella, emmenant dans une nostalgie abbysale, après le tapageur Older Colder.

Puzzle organique aux orgies de guitares plantureuses, aux percussions puissantes, We Are Match a grandi. Ils sont désormais incontournables, prêts à leur conquête du monde, sans changer, avec générosité, talent et cette sincérité touchante qui sont leurs forces. Alors, d’un revers de notes, ils s’élancent, bien loin de leur petit excellent concert au trois baudets, vers un horizon éblouissant.

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