Les Dead Poet Society confirment leur montée en puissance : le groupe californien vient de dévoiler son troisième opus, Monarch, et a annoncé une date à Paris, au Bataclan, le 26 janvier. Entretien recentré sur la création du disque et l'univers visuel qui l'accompagne, réalisé en visioconférence avec le chanteur Jack Underkofler, révèle un projet résolument centré sur l'émotion et la dissociation identitaire.
Un troisième album qui affirme une identité
Après les sorties précédentes — d'abord le disque surnommé « The Exclamation Album » puis FISSION — Dead Poet Society poursuit sa trajectoire vers une pop-rock alternative plus affirmée. Monarch prolonge le travail du groupe sur des mélodies immédiatement reconnaissables et des refrains conçus pour la scène, portés par la voix expressive de Jack Underkofler. L'enregistrement vise, selon le chanteur, à traduire une tension entre puissance et vulnérabilité, une démarche qui irrigue tant l'écriture que la production.
Un univers visuel pensé comme prolongement du son
La pochette de Monarch joue la carte de l'étrangeté : une pièce rétro, une jeune femme entourée d'appareils téléphoniques anciens, une palette de couleurs estompées et une atmosphère d'isolement. Pour Underkofler, l'imagerie accompagne la démarche thématique de l'album, visant à exprimer une forme de repli et de rupture avec le réel. À propos de cette intention, il synthétise le propos du disque en un mot clef :
« Nous voulions transmettre un sentiment de solitude et de dissociation. »
Ce parti pris visuel et sonore inscrit Monarch dans la continuité d'un rock moderne qui n'hésite pas à convoquer des éléments oniriques pour renforcer l'impact émotionnel des chansons.
Sur scène : surprises et rendez‑vous parisiens
Le groupe a déjà pris l'habitude de mêler performance et interactions originales avec le public : lors d'un précédent concert à la Maroquinerie, le groupe avait choisi une touche d'originalité dans la manière d'impliquer les fans. Pour le concert annoncé au Bataclan le 26 janvier, Jack Underkofler évoque une nouvelle fois l'idée d'un geste inattendu sans vouloir en révéler la nature :
« Je ne sais pas encore. Ce sera une surprise. »
Les amateurs de la scène alternative parisienne auront donc une raison supplémentaire de suivre cette tournée, d'autant que la capacité du Bataclan à produire des soirées intimes mais intenses correspond bien à la musique du quatuor.
Line‑up et éléments pratiques
Le groupe tourne sous la forme d'un quatuor :
- Jack Underkofler — chant / guitares
- Jack Collins — guitare
- Will Goodroad — batterie
- Dylan Brenner — basse
| Événement | Détail |
|---|---|
| Album | Monarch (troisième album) |
| Concert à Paris | Bataclan — 26 janvier |
Conséquences et perspectives
Avec Monarch, Dead Poet Society consolide une recette qui place l'émotion et des refrains fédérateurs au cœur de sa musique. Le disque devrait conforter le groupe dans son statut de valeur montante sur la scène alternative internationale, en s'appuyant sur une imagerie travaillée et un univers scénique capable d'engager les publics européens. La date parisienne s'inscrit donc comme un jalon important pour mesurer l'attractivité du groupe auprès du public français et permettre d'évaluer la mise en scène des nouveaux morceaux en condition live.
Les modalités de mise en vente des billets pour la date du Bataclan n'ont pas été précisées dans l'entretien ; les informations complémentaires seront communiquées par les réseaux officiels du groupe et les points de vente habituels.
En attendant, Monarch promet d'être un disque observé de près par les programmateurs et les fans, attentifs à la manière dont Dead Poet Society va traduire ses nouvelles compositions sur scène.