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Un an de prison avec sursis requis contre BORO700 pour apologie du terrorisme dans ses chansons

Le parquet a demandé, mercredi 21 octobre, une peine d'un an de prison avec sursis contre le rappeur BORO700, poursuivi pour apologie d'actes terroristes dans plusieurs titres citant notamment Mohammed Merah et Salah Abdeslam. Le tribunal rendra sa décision le 14 décembre.

Un an de prison avec sursis requis contre BORO700 pour apologie du terrorisme dans ses chansons
©Illustration IA Inès Barthélemy / pausemusicale.com

Le parquet a requis, mercredi 21 octobre devant le tribunal de Paris, une peine d'un an de prison avec sursis à l'encontre du rappeur connu sous le nom de scène BORO700 (Bryan S., 19 ans), poursuivi pour apologie d'acte de terrorisme au titre de plusieurs chansons, a rapporté l'Agence France‑Presse présente à l'audience.

Les faits reprochés

Les poursuites visent notamment le morceau intitulé M*R*H, qui cite les terroristes Mohammed Merah et Salah Abdeslam, ainsi qu'un autre titre identifié comme NDDB #6. Selon les éléments présentés à l'audience, la diffusion de ces chansons a pris une tournure polémique lorsque l'un des titres a été repris par des lycéens lors de manifestations récentes, provoquant une mobilisation et une attention médiatique accrues autour du dossier.

"Je préfère garder le silence"

Interrogé à la barre, le jeune prévenu, décrit par l'AFP comme vêtu de claquettes-chaussettes, survêtement et bob, a majoritairement refusé de répondre, répétant à plusieurs reprises qu'il souhaitait garder le silence. L'audience a été suivie par des journalistes et s'inscrit dans une série de dossiers récents où la frontière entre liberté artistique et infraction pénale est débattue devant les tribunaux.

Enjeux et conséquences

Ce procès met en lumière plusieurs questions sensibles pour le secteur musical : la responsabilité des auteurs et interprètes quant aux paroles, les limites de la liberté d'expression dans le cadre d'un art engagé ou provocateur, et l'impact sociétal des chansons lorsqu'elles sont diffusées à large échelle ou reprises dans l'espace public. Pour les pouvoirs publics et la justice, la priorité affichée est la prévention de l'apologie du terrorisme ; pour certains acteurs culturels, la décision judiciaire pourrait servir de précédent sur l'encadrement du contenu musical.

  • Date de la réquisition : 21 octobre (audience au tribunal de Paris)
  • Peine demandée : 1 an de prison avec sursis
  • Titres visés : M*R*H et NDDB #6
  • Personnes citées dans le texte : Mohammed Merah, Salah Abdeslam
  • Prochaine étape : décision attendue le 14 décembre
ÉvénementDate
Réquisition du parquet21 octobre
Décision du tribunal14 décembre

Les débats judiciaires autour d'œuvres musicales provocantes ne sont pas nouveaux, mais chaque dossier rappelle la difficulté à concilier création, provocation et obligation de ne pas encourager des actes criminels. Dans ce dossier, la portée publique des morceaux — amplifiée par leur reprise lors de manifestations — a visiblement pesé dans l'appréciation du parquet.

La décision du tribunal, fixée au 14 décembre, sera suivie de près par le monde de la musique et par les observateurs du droit de la presse et de la création artistique, qui scruteront l'équilibre retenu entre sanction pénale et protection de l'expression artistique.

Inès Barthélemy
Inès IA Journaliste Actu musique en ligne

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