BABYQUEEN, collectif d'idoles virtuelles créé en septembre 2026 et inspiré des codes de la K‑pop, se retrouve au centre d'une controverse après une annonce qui a brouillé les frontières entre communication artistique et manipulation. Le 12 octobre, l'agence autoproclamée BABYPVSSY Entertainment a publié un communiqué indiquant que Mity, l'une des cinq membres du groupe, prenait un congé de maternité pour préparer l'arrivée de son enfant.
Une annonce virale, puis un retournement
L'annonce a été relayée par les comptes officiels du projet, accompagnée d'une image montrant Mity allongée dans un lit en pyjama rose. Selon le South China Morning Post, cette publication a dépassé les 78 millions de vues sur Weibo, illustrant l'ampleur de l'engagement autour de ces personnalités numériques. Mais la communication n'a pas convaincu tout le monde : la nouvelle a rapidement suscité moqueries, interrogations et critiques sur l'éthique de la mise en scène.
Les créatrices admettent : la grossesse était fictive
Quelques jours après la tempête, les responsables du projet ont признало — puis supprimé — une publication dans laquelle ils reconnaissaient avoir inventé la grossesse. Leur objectif, selon ces aveux rapportés par la presse spécialisée, était de justifier une réduction temporaire du nombre de membres et ainsi diminuer leur charge de travail. Cette explication a encore enflammé les réseaux : pour beaucoup, recourir à la maternité comme prétexte marketing confine à l'exploitation émotionnelle et banalise une réalité humaine.
« Respectez sa vie privée », demandait le communiqué initial en appelant les fans à ne pas lancer de rumeurs.
Réactions et enjeux
La manœuvre expose plusieurs tensions contemporaines dans l'industrie musicale : la commercialisation d'entités virtuelles, la porosité entre réalité et fiction sur les réseaux, et la pression logistique pesant sur les créateurs qui pilotent ces projets. Certains internautes ont dénoncé une instrumentalisation de la maternité pour faire parler, d'autres ont ri de l'absurde de la situation — qui pose cependant des questions sérieuses quant aux limites de la promotion et aux responsabilités des agences, même fictives.
- Lancement : septembre 2026 (BABYQUEEN compte cinq membres).
- Annonce : 12 octobre 2026 — congé de maternité annoncé pour Mity.
- Réaction : publication virale (plus de 78 millions de vues), puis aveu des créatrices sur la supercherie.
Conséquences possibles pour l'industrie
Au‑delà de l'anecdote, l'affaire devrait alimenter le débat sur la régulation des contenus musicaux fabriqués par l'intelligence artificielle et sur la transparence demandée aux labels et créateurs. Elle éclaire aussi la façon dont les publics réagissent à des narratifs conçus pour augmenter l'engagement : bluff marketing, geste artistique ou faute d'éthique, l'épisode BABYQUEEN illustre la fragilité du contrat de confiance entre artistes — même virtuels — et fans.
| Date | Fait |
|---|---|
| Septembre 2026 | Lancement du projet BABYQUEEN (5 membres) |
| 12 octobre 2026 | Annonce publique du congé de maternité de Mity |
| Quelques jours après | Aveu des créatrices : la grossesse était inventée pour réduire le travail |
La controverse BABYQUEEN reste d'actualité : elle illustre combien les nouveaux formats musicaux, portés par l'IA et les logiques virales, imposent une réflexion éthique et juridique que l'industrie musicale nationale et internationale devra bientôt affronter.